Encens japonais

Selon la tradition japonaise, les différents ingrédients utilisés sont savamment dosés pour exprimer une image poétique.
Prendre le temps de créer une atmosphère, cultiver la sensibilité, c'est toute la magie de la cérémonie du thé et de l'usage des encens précieux japonais.
Au japon, plus de quinze siècles de tradition ont fait de l'usage de l'encens dans tous les domaines de la vie courante un véritable art de vivre. Sa connaissance et son appréciation sont portées à des sommets dans l'univers raffiné du Koh-do, la voie de l'encens. Il est considéré comme une expression de sensibilité et de raffinement qui se décline au quotidien lorsqu'il s'agit de parfumer la maison pour recevoir un invité ou souligner une ambiance.
Trois bois précieux entrent dans la composition des encens japonais haut de gamme :
Bois d'agar Aquilaria agallocha.
Aussi appelé bois de jinkoh, 'le parfum noyé'. L'ingrédient le plus noble et le plus précieux utilisé pour la confection des encens japonais. Ce n'est pas le bois lui-même qui est utilisé, mais la partie la plus riche en sève, réaction de l'arbre à une blessure ou un parasite, et qui développe un parfum merveilleux.
On le trouve en Inde, au Bhoutan, au Myanmar, en Malaisie, au Laos, au Vietnam et en Thaïlande. On l'utilise tel quel, en petits morceaux que l'on chauffe pour en exhaler le parfum, ou incorporé dans les bâtonnets ou d'autres préparations. Il est recherché dans tout l'Extrême Orient et dans le monde musulman (Emirats, Arabie Saoudite, etc.).
Ce bois précieux fait partie des plantes sous pression écologique citées dans la Convention de Washington (CITES). Plus précisément, son commerce est strictement réglementé. Afin de garantir des sources qui ne participent pas à cette pression, nos encens au bois d'agar sont importés avec un passeport CITES. Nous avons remplacé cette matière par des ingrédients de substitution dans d'autres encens.
Bois de santal Santalum album.
Le santal indien est actuellement surexploité et très imparfaitement protégé par les autorités indiennes. Nous privilégions dans nos fabrications le santal de l'ouest australien, o le nombre d'arbres est en progression.
Bois de tabou Cercidiphyllum japonicum.
L'écorce de cet arbre japonais sert de liant inerte, donc sans odeur, pour la préparation des baguettes d'encens de grande qualité.
Autres composants courants :
L'écorce du cannelier, arbre toujours vert originaire de Ceylan, de Java ou des Antilles. La cassie, écorce séchée des jeunes pousses d'une espèce de laurier que l'on trouve dans le nord de Myanmar. La myrrhe, résine d'arbuste originaire d'Afrique et d'Arabie. L'anis étoilé. Le clou de girofle, Syzygium aromaticum.
On peut aussi trouver des extraits de diverses plantes : semences d'Hibiscus abelmoschus, racines de Nardostachys jatamansi ou Ferula sumbul, fleurs de Carduus nutans et Mimulus abelmoschus... Et d'autres ingrédients tels que le benjoin, résine extraite du Styrax benjoin, le patchouli, espèce de menthe originaire de l'Est de l'Inde, la résine du camphrier de Bornéo, la résine de Boswelia carteri ou oliban, l'encens de la Bible (Ethiopie, Somalie), l'eucalyptus, dont on extrait le camphre.
Certaines plantes sont spécifiques à l'encens japonais comme : Haisokoh (Agastache rugoa, racine d'une plante du Sud de la Chine) - Kansho (Nardostachys jatamansi, rhizome d'une plante de l'Est de l'Inde) - Rei ryokoh (Coumarouna odorata, menthe d'Asie centrale) - Daioh (Rheum officinale, racine d'une plante du Tibet).
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